The Bibi Edit
Stories, Style & Substance
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Être créatif aujourd’hui, c’est souvent vivre dans un état de tension permanente.
Produire. Publier. Performer. Optimiser. Recommencer.
Même nos passions deviennent des projets.
Même nos moments de repos sont mesurés, documentés et monétisés.
Pendant longtemps, j’ai cru que si je n’écrivais pas, si je n’apprenais rien, si je ne m’améliorais pas, je perdais du temps.
La pression peut être écrasante.
Mais la vérité est simple : la créativité ne survit pas sans douceur.
Un loisir doux n’a pas besoin d’objectif.
Il n’a pas besoin d’être partagé, monétisé ou transformé en contenu.
Il peut exister uniquement pour le plaisir, le calme et la présence.
Pour les créatifs, ces espaces sans pression ne sont pas un luxe.
Ils sont essentiels.
Il n’existe pas de loisir doux universel.
Ce qui vous apaise et ce qui vous épuise dépend de votre manière de créer.
Des activités qui occupent les mains tout en libérant l’esprit :
marcher sans objectif, tricoter, faire des puzzles, cuisiner lentement, pratiquer la calligraphie.
Même un simple puzzle peut avoir un effet profondément apaisant.

Des pratiques sans pression esthétique :
dessiner sans thème, colorier, faire des collages, travailler avec des matières naturelles, jardiner.

Loin des écrans.
Les loisirs sans technologie peuvent être particulièrement réparateurs :
lire pour le plaisir, apprendre une langue sans objectif précis, la photographie argentique, les carnets papier.

Des activités physiques lentes, sans public :
le Pilates, les étirements, la natation ou simplement danser chez soi.
Un loisir doux n’a pas pour but de vous améliorer.
Il doit simplement vous ancrer et vous ramener à vous-même.

Le burn-out créatif ne vient pas toujours d’un manque d’idées.
Il est souvent le résultat d’un système nerveux surstimulé.
Créer, c’est ressentir profondément.
Observer. Interpréter. Donner du sens au monde.
Lorsque cette sensibilité n’a jamais l’espace pour se reposer, elle finit par se refermer.
Croyez-moi, je sais de quoi je parle.
Beaucoup de créatifs vivent dans un état d’alerte constant :
toujours en train de penser à la prochaine idée, au prochain projet, à la prochaine opportunité.
Même le repos devient productif.
Un loisir doux agit comme un contrepoids.
Il offre au corps et à l’esprit un moment sans enjeu, sans attente, sans résultat à atteindre.
C’est souvent dans ces moments-là que la créativité recommence à respirer.
Prendre soin de sa créativité, ce n’est pas produire davantage.
C’est apprendre à s’arrêter sans culpabilité.

Dans un monde qui exige toujours plus, plus d’idées, plus de visibilité, plus de vitesse, choisir un loisir doux est un acte de résistance.
C’est refuser de transformer chaque instant en opportunité.
C’est se rappeler que la créativité peut aussi s’épanouir dans le silence, l’ennui et la lenteur.
Votre loisir doux n’a pas besoin d’être cohérent avec votre travail.
Il n’a pas besoin de raconter une histoire.
Il vous appartient.
Et peut-être que, sans effort, en vous laissant aller à la lenteur, il nourrira votre créativité d’une manière que vous n’aviez pas anticipée.
Doucement.
Sans objectif ni attente.
Juste pour vous.
Et vous? Quel serait votre loisir doux, si vous vous autorisiez à ne rien en faire ?
Si ces mots résonnent, The Bibi Brief est un espace pour écrire, lire et créer sans urgence.
Vous pouvez vous y inscrire ici.
À bientôt dans le prochain,
— Bibi x